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Dans un monde de liens faibles, qui se dénouent et se renouent constamment, la communication est en première ligne. En montrant leur capacité à répondre à l'instabilité et aux paradoxes, ses métiers pourront convertir un progrès menaçant en une occasion de redonner tout son sens à leur activité, en inscrivant l'entreprise dans un récit du bien commun. Mais la communication du futur ne peut pas faire l’économie d'un changement de modèle.

Le manager du futur

Business November 28th, 2014, Bernard Ramanantsoa / Directeur général, HEC Paris

Faut-il imaginer, à l'horizon 2030, un nouveau leadership? Même épaulés par les technologies de Big Data, managers et dirigeants vont devoir affronter une complexité et une incertitude croissantes. L'idée d'un one best way, unique et salvateur, appartient au passé. L'autorité ne viendra plus du savoir. Quelles seront les qualités et les compétences des managers de demain?

Avec les progrès rapides des technologies de l'information, un nouveau rapport au savoir apparaît, qui modifie l'idée même de compétence : ce que sait le salarié compte moins que ce qu'il peut trouver et, surtout, ce qu'il peut partager. Travailler seul crée moins de valeur que travailler en équipe. Les hiérarchies s'estompent, la collaboration devient capitale. Dans ces conditions, le salarié cesse d'être vu seulement comme un levier de productivité. Sa performance personnelle continue à compter, mais on s'intéresse aussi et peut-être davantage à son aptitude à entrer dans une dynamique et à la faire vivre. Il peut être valorisé pour sa créativité, son aptitude à l'innovation, son empathie et sa curiosité intellectuelle.

Les compétences mathématiques sont devenues stratégiques pour les entreprises et les plus avancées mobilisent des scientifiques de haut niveau, aux prises avec des questions théoriques fondamentales. Mais le rôle de plus en plus crucial dévolu aux matheux s'accompagne d'exigences nouvelles, et de responsabilités inédites.

C'est une de ces idées folles dont raffole la Californie, mais celle-ci sonnait comme un cri d'alarme. Pour combler le déficit d'ingénieurs dans la Silicon Valley, de jeunes entrepreneurs proposaient d'amarrer dans les eaux internationales, au large de San Francisco, une ville flottante capable d'accueillir 2000 ingénieurs originaires du monde entier et sans visa américain... Une poire pour étancher l'inextinguible soif de matière grise des États-Unis, un pays où le peu d'appétence des étudiants pour les études scientifiques et techniques prend les proportions d'une véritable crise stratégique. Et ailleurs ?

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de femmes ingénieures?

Society September 29th, 2010, Richard Robert / Directeur, Paris Innovation Review

Le métier d'ingénieur resterait-il une affaire d'hommes ? Pas partout. La Chine compte environ 40% d'ingénieures, et dans l'URSS des années 1980 les femmes représentaient 58% des effectifs. Mais dans les pays occidentaux et une bonne partie des économies émergentes, la féminisation de la profession reste très lente et elle semble aujourd'hui trouver une limite. Ce palier inquiète les autorités politiques. La Commission européenne pointe depuis dix ans les risques de pénuries d'ingénieurs, appelant les Etats-membres à puiser plus largement dans le vivier des talents féminins. En Australie, en Inde, la presse s'est emparée du sujet. Le US Bureau of Labor Statistics a prévenu l'an dernier que la demande d'ingénieurs informaticiens allait croître de 36% d'ici 2012 pour les seuls Etats-Unis. Il semble urgent dans ces conditions de former davantage de femmes. En commençant par se demander où sont les points de blocage.

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